Qui a peur d'Elizabeth Taylor?

Hier soir au TNM, répétition générale d'
Hosanna, de
Michel Tremblay.
Benoît Brière épatant et méconnaissable,
Normand d'Amour déconcertant et attachant malgré tout. Premier quart d'heure de
joual québécois pure souche... et puis la petite française qui manque de repères face à ce drame ancré dans le Montréal des
années 70. Et puis c'est pô pire. On se laisse porter par la trame dramatique de l'oeuvre. Je ne respire plus, figée sur mon fauteuil, pendue aux lèvres
outrageusement maquillées d'un Brière déguisé en
Cléopâtre. Ou d'une Elizabeth Taylor qui a des airs de Benoît Brière, je ne sais plus. Difficulté de l'homosexualité, humiliation de cette Hosanna attachante, et au-delà, mise en lumière des problèmes identitaires québécois, dans la décennie post révolution-tranquille. Je vous laisse
cliquer sur le lien pour un résumé de la pièce. Mon premier Tremblay...beaucoup d'émotions. On se mord les lèvres, et puis
pirouette verbale de Tremblay qui nous arrache un
rire (jaune) mais qui détend l'atmosphère. Une pièce très dure mais une pièce qui m'a fait prendre conscience encore un peu plus de la
virtuosité avec laquelle les québécois se jouent des mots. De la préciosité de cette culture mise de côté parce que sans cesse
comparée au Français. Du sentiment incroyable de voir un spectacle en français dans le texte et, pourtant, de découvrir une langue étrangère faites de mille nuances.
Merci pour tout ça!
le ski!
Comme promis, quelques photos du ski....


Here I am

Chers
blogolecteurs,
Je ne vous oublie pas! (
Je crois aux forces de l'esprit...). C'est juste que la semaine est chargée. Départ au ski
rocambolesque (n'ayons pas peur des mots), vendredi dernier, direction
Mont-Bromont avec le club d'étudiants
polonais de McGill. Toute la petite troupe embarque dans le bus, et c'est parti! J'ai pu "improver" mon
russe et mon
snowboard, en mettant à rude épreuve les genoux (quand la board "stucke" dans la neige, la 1/2 seconde pour choisir si les genoux ou les fesses vont assumer la chute...). Je suis revenue
toute bleue mais ravie. Le
jacuzzi en plein air, avec vue sur les "
montagnes", et les cheveux qui gèlent. Les boîtes de nuit improvisées dans chacune des chambres, les soirées plus tranquilles autour du
narguilé à jouer à des jeux de colo, en compagnie d'une équipée
cosmopolite:
bulgare,
allemande,
polonaise,
slovaque,
française...
Reprise de la semaine sur les chapeaux de roues! Beaucoup de boulot au TNM, un gros semestre qui s'annonce. Et puis, parce que quand même je suis encore étudiante,
ma deuxième journée qui commence à 17h, patin à glace, café campus et autres "
montréalités". Ca passe
viiiiiiiiiiite! Il faut en profiter. Pas le temps d'attendre. Biip biiip!
pause!

Chers lecteurs, je m'excuse pour cette absence prolongée, j'ai pris un petit break!
Sortir à Montréal
Cet intitulé peut paraître superficiel,banal, pas attrayant. Sortir à Montréal, c’est comme à Paris, à New-York, à Londres, à Tokyo, me direz-vous. C’est choisir le pub bien crasseux pour aller boire une bière, ou la dernière boîte hype-tendance-top-moumoute. Mais ce n’est pas si simple. Dans cette petite phrase qui n’en est même pas une (sujet-verbe-complément, tu sais), qui peut sembler anodine et désuète…il y a le mot sortir. C’est sortir dans le sens on s’pomponne-on s’fait belle-on se brushe-on se terracotte-on s’dilemme devant nos montagnes de fringues. Mais sortir ça veut aussi dire affronter l’hiver canadien québécois à peine la porte barrée. Moins 20 degrés. La neige. Le vent. Surtout Rue Prince-Arthur, les locaux et autres québécois d’adoption sauront pourquoi je cite cette rue et quel repère de la faune montréalaise s’y cache. Donc nous voilà makeupées-élégantées en route pour cet endroit incontournable du mardi soir. A l’arrivée au coin de Prince-Arthur, on espère tous secrètement que la line-up ne sera pas démesurée, que le serpent ne se repliera pas 3 fois sur lui-même. Parce que j’ai fait la maligne en achetant un manteau sans capuchon. Parce que les flocons me tombent dans le cou. Parce que, pour n’avoir pas froid aux pieds je suis obligée de me tenir en équilibre sur la tranche de mes chaussures qui sont déjà complètement imbibées (c’est pas les seules qui seront imbibées lors de ces mardi, je note).Parce que j’ai le bout du nez glacé, le cheveux qui frisent et la voix enrouée. Et puis soudain ça y’est, on passe devant le videur con-gelé, on monte 3 marches, on pousse la porte…un petit geste anodin qui nous donne cependant le sentiment d’appartenir à l’Élite. Contrairement à la populace qui se gèle dehors dans une file d’attente qui n’en peut plus de se stretcher, on est au chaud. Les manteaux tombent, les tuques volent, les dos-nus s’exhibent et les pichets de bière à 7$ même-que-c’est-de-la Molson-Export dégueulasse s’entrechoquent. Les Beatles n’en peuvent plus de s’égosiller dans les baffles. La chasse commence…on connaît la moitié des gens ici, et puis l’autre moitié, et bien on a toute la soirée pour la découvrir! C’est parti nous voici dans l’arène….on ferme la porte! Bonne soirée...
There are some bad days...

Il y a des jours comme ça. Des gens me manquent. Des inquiétudes. Rien de plus à étaler virtuellement aujourd'hui! Je vous embrasse.
C'est ce qui manque qui donne la raison d'être-----» Lao-Tseu

(l'a dit, il faut trouver la voie. Moi je l'ai trouvé, M.Tintin, il faut donc que vous la trouviez aussi...etc etc).
Et encore une fin de semaine montréalaise..


Me revoilà, après une
very busy week...I'm back on my blog. So...let me tell you about this week-end. Friday night,
Taste-Chocolate, vol.2, @
SAT...quite deceiving, where were the huge mountains of chocolate? Why nobody danced? Well, the saturday party was as nice as the friday one was "platte". Anniversaire de
Shanti,
Stan et
Maciek, pour une soirée "
beach party" (oui oui, le 11 février), très Europe de l'Est. Tout le monde en
bikini (tous des cachets d'aspirine) avec un drapeau représentant son pays pour qu'on sache en quelle langue se parler. Je me suis plantée et trimballée la moitié de la soirée avec le drapeau de la
Roumanie car je n'avais pas vu que c'était du "
yellow" et non pas du "white"(c'est pour ça que je ne com

prenais pas tout quand on me parlait!?). Finalement, j'ai fièrement représenté le
Québec, il en fallait un.
Il n'y avait que des
russes,
bulgares,
polonais,
roumains, quelques spécimens
français,
allemands et
latinos, pour une soirée éclectique, polyglotte, enrichissante et...arrosée,
vodka oblige car à l'honneur lors de cette soirée! Du coup je suis dans l'ambiance, je vais m'atteler à mon cours de russe. Da svidaniya!

Montréal, 9 A.M
Après ces digressions touristiques, retour à Montréal...
Montréal le matin. Je sors de la maison à 9h, si je ne suis pas en retard. Souvent par la cour puis la ruelle, derrière, en maudissant la couche de
glace qui se prélasse au
soleil et n'attend qu'une chose, la
fourbe, c'est que mes petons enveloppés de mouton retourné osent la fouler. Tombera? Tombera pas? Pas ce matin en tout cas. La journée commence bien. Emmitouflée dans ma tuque à pompon et mon écharpe rose, me voici rue Duluth. Plein soleil sur le Mont-Royal, en face de moi. Le froid vient réveiller mes glandes lacrymales, et c'est les yeux embués et les joues rouge de froid que je brave les fraîches températures matinales. A 9h A.M, le matin à Montréal, il n'y a personne dans les rues. Je passe devant chez José, des chanceux sont en train de bruncher alors que je vais travailler. Bifurcation sur St-Laurent. Là, la vie, la ville reprennent leur rythme. Entre les livraisons, les gens en retard qui courent (non, je mens, les gens ici ne courent pas derrière le temps), je me fraye un chemin. Soleil en pleine figure qui réchauffe mes joues écarlates et Ipod branché, je suis prête. Parfois, je m'arrête prendre un café. Parfois non. 20minutes plus loin, me voici sur Ste-Catherine. Screaming Eagles, le magasin de fringues de cow-boys. Puis Burger King et ses charmantes effluves le matin. Puis un magasin de choses...très "Ste-Catherine mood" on va dire. Et me voilà face au grand bâtiment en brique rouge qui m'avale tous les matins à 9h30. Une journée de boulot qui commence....à ce soir, Montréal!
Un mardi en vrac...

* Quoi de
beau aujourd'hui...
le temps, il est
beau.(
Mais ou sont les neiges d'antan? Qui beaulté ot trop plus qu'humaine. Mais ou sont les neiges d'antan?)
*
Que quelq'un à Montréal me trouve une guitare!!!!! Ca me manque!!*
Très enrichissant aujourd'hui au TNM, ajuster un texte pour trouver un partenaire enfin qu'importe...j'ai changé plein de tournures qui me paraissaient incorrectes, et d'autres de me soutenir: "mais non, c'est correc', c'est du québécois". Et moi, je fais quoi?* J'en reviens pas, j'ai découvert un truc sur mon blog. Si vous allez tout tout en bas et puis que vous cliquez sur
SITEMETER, puis sur "
By Location" dans la colonne de droite, vous voyez d'où viennent mes lecteurs! C'est hétéroclite:
Montréal,
Malibu,
Marseille,
Granada,
Aubières,
Manchester,
Manurouchi,
Commercy (???c'est qui ça), Groenstein,
Nohant-en-got,
South March,
Barcelona, Pointe-aux-Trembles,
Riga...(hého les
okos d'Amérique Latine j'apprécie moyen).Blog-trotteur, je vous dis!

Oui
Doudou tu as raison c'est de l'
espionnag
e! Et en même temps, de ton appart de Clermont-Ferrand tu te balades
rue Duluth via Google Earth...
so what?

C'est reparti!

Reprise de la semaine sur les chapeaux de roue après une belle
fin de
semaine. Samedi,
Arnaqueval de Québec...moi qui m'attendais à de la
musique, des gens qui
dansent, des feuilles de
palmier, le carnaval de Rio, quoi...fi de tout cela, uniquement des troupeaux de touristes sous un ciel de sponsors...
Disney World version horrible. Heureusement, balade dans le
Vieux-Québec beaucoup plus agréable dans l'après-midi, après avoir partagé une
poutine avec des toulousains, bu du
Caribou comme des bons petits touristes. Bon j'ai quand même failli me faire écraser par un
pain de glace, j'ai eu la peur de ma vie. Mais ça fait du bien de sortir de Montréal..dimanche, journée "
expérimentale" en compagnie de
Gabriel, un marseillais du lycée retrouvé ici... entre l'expérience
Santropol, la
Mint Jello, la transhumance des carpes au cimetière du Mont-Royal, une heure et demi en
Italie et une grande balade dans Montréal sous la neige. Et puis ma petite Karin est venue passer la soirée à la maison! En forme pour reprendre ce rythme hebdomadaire



effréné, donc, même si ce soir c'est plutôt..
.la mélancolie du lundi!
Il fait trop chaud pour travailler

Non mais sans rire, où es-tu passé, hiver québécois d'antan? J'ai mangé dehors sur la
Place des Arts à midi, sans mitaines ni tuque,
au soleil, dans la neige qui fond...
il fait chaud! Je ne sais même pas comment j'ai pu patiner hier au
Parc Lafontaine, comment ça a pu ne pas fondre!